AIPE : Aide Intégration Petite Enfance

Association

Présentation

L’AIPE a pour but de favoriser l’intégration d’enfants en situation de handicap dans les lieux d’accueil de la petite enfance (crèches, espaces de vie enfantine, jardins d’enfants, garderie).

Les actions de l’AIPE s’inspirent d’un nouveau regard sur le handicap, tel qu’il est exprimé dans les dernières conventions internationales et dans les lois nationales et cantonales concernant les droits de l’enfant et des personnes handicapées. Ces textes affirment la volonté d’accorder une importance accrue à la construction d’une société dans laquelle les personnes en situation de handicap occupent une place de membre à part entière dans la communauté dès leur plus jeune âge, et sont protégées de discrimination à leur égard.

Les lieux d’accueil de la petite enfance sont un exemple particulièrement probant d’espaces qui peuvent créer, pour tous les jeunes enfants, du lien social et favoriser le développement de nouvelles compétences et l’apprentissage de la vie en collectivité. Parfois, ces lieux ont besoin de moyens renforcés – notamment en personnel éducatif supplémentaire – pour faciliter l’intégration des enfants en situation de handicap dans le groupe, rendre possible leur participation à toutes les activités proposées et créer un contexte favorable à l’apprentissage de la tolérance et de la solidarité. L’AIPE les soutient dans cette démarche. Par ce soutien et la possibilité qu’il donne aux parents de confier leur enfant à des professionnels de la petite enfance dans un lieu à la fois stimulant et rassurant, l’association participe également à l’effort qui doit être fait pour que les parents de ces enfants puissent concilier une vie professionnelle, familiale et sociale.

L’AIPE :

Conventions et lois

Les actions de l’AIPE prennent appui d’une part sur la Convention relative aux droits de l’enfant (1989) qui indique que a) les Etats doivent assurer des lieux de garde pour les enfants dont les parents travaillent et b) les enfants en situation de handicap doivent pouvoir participer activement à la vie de la collectivité ; ils peuvent bénéficier d’une aide spéciale selon les besoins devant leur permettre de s’épanouir personnellement et de s’intégrer socialement, et d’autre part sur la Convention relative aux droits des personnes handicapées (2006) qui ajoute que les Etats doivent faire en sorte que le système éducatif pourvoie à l’insertion scolaire à tous les niveaux en proposant notamment des aménagements et/ou des accompagnements. Ces conventions internationales ont eu un écho en Suisse par la création d’une loi nationale, Loi sur l’égalité pour les handicapés (LHand), entrée en vigueur en 2004, et de lois cantonales sur l’intégration scolaire. Citons notamment à Genève la Loi sur l'intégration des enfants et des jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés entrée en vigueur en 2010.

Ceci témoigne d’une volonté d’accorder une importance accrue à la construction d’une société inclusive dans laquelle les personnes en situation de handicap occupent une place de concitoyen. Agir dès le plus jeune âge favorise sans aucun doute l’émergence de cette société plus inclusive par exemple en permettant à tous les enfants d’interagir et de se développer dans des espaces sociaux communs.

Intégration ou Inclusion

« Le terme d’inclusion – le dernier à ce jour, qui est censé désigner l’idéal à atteindre – semble exiger que, quelque soit la singularité de l’enfant, les contextes sociaux ouverts à tous les enfants doivent pouvoir l’accueillir et lui offrir des opportunités de développement personnel et de construction de liens sociaux. Dans une perspective d’inclusion, la socialisation et l’éducation des enfants dans des lieux spécialement créés à leur intention doivent être des mesures exceptionnelles et temporaires.

Le terme d’intégration laisse entendre un état de ségrégation ou d’exclusion préalable. Il renvoie souvent à des mesures particulières, susceptibles de créer des conditions estimées nécessaires pour rendre possible la participation de l’enfant en situation de handicap dans un espace social donné. L’intégration d’un enfant avec une déficience avérée est alors considérée comme une démarche exceptionnelle (dans le sens qu’elle dévie des pratiques habituelles) qui est souvent assortie, pour ainsi dire, d’un contrat à durée déterminée »

(Chatelanat, Martini-Willemin, Beckman, 2006, p. 93)

L’AIPE, en regard de la réalité du contexte genevois, soutient la réalisation des projets d’intégration d’enfants en situation de handicap dans des lieux préscolaires et tente de contribuer à la concrétisation de cette vision d’une société inclusive à venir.